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Étiquettes papier en laboratoire : pourquoi c’est encore un angle mort de la qualité

mai 2026
Étiquette papier jaunie et décollée sur un équipement de laboratoire

Il est 14h30. Sarah, technicienne depuis six ans dans un laboratoire pharmaceutique, prépare une série d’analyses sur des matières premières. Elle saisit un flacon sur l’étagère, vérifie l’étiquette collée à la main quelques semaines plus tôt : le statut indique « conforme ». Elle l’utilise.

 

Ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce statut a été modifié dans le logiciel deux jours auparavant. La matière première a été mise en quarantaine suite à un résultat OOT. Mais l’étiquette, elle, n’a pas été mise à jour. Elle est restée collée là, immuable, silencieuse, fausse.

 

Ce scénario n’est pas exceptionnel. Il n’est pas le fruit d’une négligence particulière. C’est simplement ce qui arrive quand l’information circule dans un système numérique, mais que le dernier maillon (l’étiquette physique) reste figé dans le temps.

Les 3 situations où l’étiquette papier devient un risque qualité

La recopie manuelle : une source d’erreurs structurelle

Technicienne en blouse écrivant à la main une étiquette dans un laboratoire

 

Dans beaucoup de laboratoires, le flux est le suivant : un technicien consulte le LIMS ou l’ERP, puis recopie à la main ou imprime et colle les informations sur le flacon, le rack, ou l’équipement. Numéro de lot, date de péremption, statut, concentration : autant de données transcrites manuellement, autant d’opportunités d’erreur.

 

L’erreur de transcription est l’une des causes les plus documentées de non-conformité en laboratoire. Une virgule déplacée sur une concentration, un lot mal reporté, une date d’expiration inversée : chaque recopie est un risque. Et contrairement à une erreur dans un système informatique, traçable, corrigeable, auditée, une erreur sur une étiquette papier est souvent indétectable jusqu’à ce qu’elle produise ses effets.

L’information qui n’est plus à jour

Un équipement change de statut après une maintenance. Un réactif est déplacé dans une autre zone de stockage. Un lot est reclassifié suite à une investigation. Dans tous ces cas, le système est mis à jour en quelques clics. L’étiquette, elle, reste sur l’objet avec l’ancienne information.

 

Ce décalage entre la réalité du système et la réalité physique est un angle mort classique. Le technicien qui travaille sur le terrain fait confiance à ce qu’il voit. Et ce qu’il voit, c’est l’étiquette. Pas le logiciel qu’il n’a pas sous les yeux.

L’étiquette illisible, décollée, absente

Dans les environnements laboratoire, chaleur, humidité, solvants, nettoyages fréquents, les étiquettes papier vieillissent mal. Une étiquette thermique qui blanchit sous la lumière UV. Une étiquette autocollante qui se décolle sur un flacon régulièrement manipulé. Une étiquette arrachée lors d’un nettoyage.

 

Résultat : un objet sans identité. Un flacon qu’on ne peut plus tracer. Un équipement dont on ne connaît plus le statut de qualification. Dans un contexte d’audit, c’est exactement le type de situation qui fait monter la pression d’un cran.

Ce que ça coûte vraiment

Le coût des étiquettes papier ne se calcule pas facilement, ce n’est pas une ligne dans le bilan. Mais il est bien réel.

 

Il y a d’abord le temps : le temps passé à imprimer, couper, coller, vérifier, remplacer. Pour un laboratoire de taille intermédiaire avec des dizaines d’équipements, de réactifs et de zones de stockage à étiqueter, ce temps s’accumule discrètement mais sûrement.

 

Il y a ensuite les investigations : quand une anomalie est détectée, remonter la chaîne jusqu’à une erreur d’étiquetage peut prendre des heures. Avec, à la clé, une déviation à documenter, un CAPA à ouvrir, un délai de libération de lot rallongé.

 

Et il y a enfin le risque audit. Lors d’une inspection BPF ou ISO 17025, un auditeur qui observe des étiquettes illisibles, obsolètes ou absentes ne voit pas un problème d’organisation. Il voit un problème de maîtrise. Et ça, ça se note.

Le problème n’est pas l’étiquette. C’est le système derrière.

Technicien tenant une tablette affichant un statut d'équipement devant un instrument de laboratoire avec étiquette papier

 

Il serait facile de conclure que la solution, c’est d’être plus rigoureux. Former les techniciens. Établir une procédure de mise à jour des étiquettes. Ajouter une vérification en bout de chaîne.

 

Mais ces approches traitent le symptôme, pas la cause. Le vrai problème, c’est l’existence d’un double référentiel : d’un côté, un système numérique qui contient l’information juste et à jour ; de l’autre, des étiquettes physiques qui en sont une copie dégradée, figée au moment de leur impression.

 

Tant que ces deux référentiels coexistent, le risque existe. Pas parce que les équipes sont négligentes. Mais parce que le système lui-même crée les conditions de l’erreur.

Et si l’étiquette se mettait à jour toute seule ?

C’est exactement ce que permettent les étiquettes électroniques en laboratoire. Connectées directement aux logiciels de GMAO comme EQM, elles affichent en temps réel les informations issues du système : statut, date de la prochaine opération, localisation, données de métrologie.

 

Quand le statut d’un équipement change dans EQM, l’étiquette se met à jour instantanément. Plus d’impression quotidienne ou hebdomadaire. Plus d’étiquette qui dit une chose quand le logiciel en dit une autre.

 

C’est le principe de l’E-label. L’étiquette électronique pour laboratoire développée par INOKY conçue pour connecter physique et numérique, et éliminer structurellement les risques liés aux étiquettes papier.

 

Étiquette électronique e-ink INOKY affichant le statut d'un équipement de laboratoire en temps réel

 

Nous présentons l’E-label en live lors de l’Inoky Tour, le 15 juin. C’est l’occasion de voir concrètement comment ça fonctionne, de poser vos questions, et d’évaluer ce que ça changerait dans votre laboratoire.